psychologue quimper :

La psychothérapie

Objectifs d'une psychothérapie

Dans la continuité des entretiens cliniques, ou demandée directement, bien souvent une psychothérapie est souhaitée pour remédier à une souffrance ou à des symptômes qui perdurent malgré la volonté et des démarches (médicales, para-médicales, etc. ) pour tenter de les faire cesser, ou permettre de les rendre supportables.


Même si le psychisme et le corps ont leur autonomie propre, ils sont inextricablement liés. A minima, quand le corps est atteint dans son intégrité il provoque dans le psychisme interrogations existentielles, inquiétudes, pensées noires et angoisses. Réciproquement, quand les préoccupations et tensions psychiques sont excessives le corps réagit, se cabre, se casse, s'abîme, se drogue, etc. .

Couramment, la première démarche quand un problème de santé apparait c'est de se rendre chez son médecin généraliste. La plupart du temps cela s'avère suffisant. D'ailleurs la médecine revendique son statut de psychothérapie, et votre médecin possède dans une certaine mesure son rôle de psychothérapeute.

Cependant, une psychothérapie avec un professionnel de l'écoute, qui posséde de solides connaissances des mécanismes inconscients, favorise grandement la disparition ou l'intégration des symptômes au profit de la personne qui sans ce secours reste démunie par le non-sens ou le trop de sens de la souffrance qui la submerge.

Indications pour entreprendre une psychothérapie

Comme indiqué en page d'accueil, les symptômes peuvent être très divers : inhibition, perte d'intérêt, dépression, conduites suicidaires et autres passages à l'acte, violence envers les autres ou contre soi-même, échec scolaire, deuil, alcoolisme, dépedance à des drogues, toxicomanie, obsession, comportements ritualisés (Troubles Obsessionnels Compulsifs), phobie, anorexie, boulimie, difficultés conjugales et sexuelles, harcellement ou maltraitance professionnelle, familiale, ou conjugale...

Le panel de symptômes et d'expressions inconscientes des difficultés psychologiques est quasi infini !

Au-delà de l'indication médicale

Et parfois le lien entre le somatique et le psychique paraît si éloigné que l'indication d'une psychothérapie ne va pas de soi cependant qu'elle est la seule voie vers une guérison.

C'est ainsi, par exemple, que l'écrivain Marie Cardinal évoque dans son récit autobiographique Les Mots pour le dire combien l'évidence et la prégnance d'un problème somatique (ses saignements incessants) n'étaient pas réductibles à une solution médicale mais nécessitaient le recours à une réflexion intime et personnelle :


« Je pouvais énumérer les médecins et les remèdes. Je pouvais parler du sang, de sa présence douce et tiède entre mes cuisses depuis plus de trois ans, des deux curetages que l'on m'avait fait pour stopper son flux.

Cet écoulement, avec ses différences de régime, m'était familier. Cette anomalie était rassurante parce qu'elle se voyait, pouvait se mesurer, s'analyser. J'aimais en faire le centre et la cause de ma maladie. Comment, en effet, ne pas être effrayée par ces pertes constantes ? Quelle femme ne se serait pas affolée à voir comme ça couler sa sève ? Comment ne pas être épuisée par la surveillance sans relâche de cette source intime, gênante, voyante, honteuse ? Comment ne pas expliquer par ce sang le fait que je ne pouvais plus vivre avec les autres ? [...]

On ne mettait pas en asile une femme parce qu'elle saignait et que cela la terrifiait. Tant que que je ne parlerais que du sang on ne verrait que lui, on ne verrait pas ce qu'il masquait. »


Et c'est justement au-delà du masque, par le fastidieux détour de sa psychanalyse, que Marie Cardinal découvre sa "chose". Et c'est la découverte de cette "chose", entre autre, qui permet à cette femme de ne pas court-circuiter la quête de sa trouvaille par l'amputation définitive de son utérus et de ses ovaires ! Alors que le professeur lui intimait par la menace sans délais et sans réflexion possible :


« Pour l'instant vous n'avez qu'un utérus fibromateux. Mais je vous conseille de vous en débarrasser au plus vite. Sinon vous allez avoir de graves ennuis et plus tôt que vous croyez. Prenons date pour l'opération. Vous verrez, tout ira bien après... Ne tergiverçons pas, je vous opère la semaine prochaine... »


Ce récit autobiographique témoigne largement qu'il peut être plus profitable d'accompagner ses décisions d'une mûre réflexion plutôt que de se précipiter exclusivement aux seules conséquences visibles et à leur éradication.


Au-delà de l'indication juridique

Aussi, la psychothérapie peut être d'un utile secours quand dans un couple la seule solution envisagée est le divorce alors que les conjoints auraient tout à gagner d'interroger leur rencontre et leur histoire !


La psychothérapie est alors bien indiquée pour pallier les solutions trop radicales. Elle est la place d'un début de réflexion et d'appropriation de ses responsabilités subjectives : Qu'ai-je fait, ou que fais-je pour en arriver là ?


De même, en matière correctionnelle, lorsqu'une personne commet des délits ou est elle-même victime de délits, il y a souvent avantage à élargir la répression et la punition ou la prévention à une véritable compréhension des actes délictueux.

Il n'est pas rare par exemple que des vols à répétition se manifestent en lieu et place de son histoire ignorée par le voleur : Pour des raisons inhérentes à sa famille, la généalogie est cachée à l'un de ses membres (vol de son histoire), membre qui justement au cours de son adolescence fait du recel faute de pouvoir inscrire le véritable vol dont il s'agit dans son discours.

Ma pratique de la psychothérapie

Les consultations ont lieu à mon cabinet.

Comme pour les entretiens cliniques, (pour ce qui concerne ma pratique), le dispositif est sobre : seulement des fauteuils disposés pour facilité la parole, en général en face à face et assez proches.

Avec les jeunes enfants, s'ajoute parfois un petit pupitre pour dessiner, lire, faire des constructions et des scénarios avec des jouets, etc. .

La ponctuation des séances est approximativement de trois quarts d'heure. Parfois volontairement plus rapide pour que l'essentiel de ce qui a été dit conserve le maximum de sa vertue thérapeutique. Parfois plus longue le temps que les émotions réactivées en séance retrouvent une place dans le discours, ou lorsqu'une narration doit être poursuivie jusqu'à son terme (à la manière d'un accouchement).

La fréquence des consultations est en général d'une consultation minimum par semaine : D'une part pour permettre de canaliser et de rendre supportable l'angoisse qui peut émerger entre deux séances ; d'autre part pour maintenir l'ouverture à la parole initiée dès le premier entretien et ainsi tendre à diminuer au plus vite l'effet des symptômes, en les rendant de plus en plus intelligibles au profit de l'acte de parole.

Bien sûr, cette fréquence évolue en fonction des difficultés rencontrées. Quand l'accompagnement et le soutien doivent être important, davantage de séances hebdomadaires sont indiquées afin de permettre de rendre supportable ce qui fait problèmes. A d'autres moments, la fréquence peut être un outil de tempérence, etc.

Le coût d'une psychothérapie

Les consultations psychologiques ne sont pas prises en charge par la Sécurité Sociale.

Cependant, les honoraires étant libres, ils sont adaptables au budget des familles sans forcément pénaliser le professionnel qui met ses compétences à contribution.

Pour ma part, le financement des consultations est toujours négociable (à titre indicatif 35 à 60 euros en moyenne) et ne doit jamais faire obstacle à la réflexion souhaitée par le patient.

Ce qui est à considérer c'est que la dépense ponctuelle occasionnée pour une thérapie est souvent une épargne réelle en matière d'énergie, de temps et d'argent à moyen et à long terme. Par analogie, il peut être préférable de s'arrêter de marcher le temps de s'extraire une épine du pied et d'en avoir pour son argent, plutôt que de continuer sa route moyennant des chaussures de plus en plus chères et ouatées, des appareillages encombrants et contraignants, avec au final le risque de ralentir de douleur et de gangrener.