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Attendus institutionnels et perspectives thérapeutiques

Concepts traités :

  • Thérapie / Diagnostic / Orientation
  • Cadre / Institution
  • Santé / Justice / Education
Auteurs cités : néant (Travail personnel d'analyse de la pratique)

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Courte description :

Ce mémoire retrace la confrontation de deux expériences de stage, l'une d'obédience thérapeutique, et l'autre très empreinte des obligations éducatives et judiciaires.

Il éveille sur l'importance d'un cadre spécifique au travail du psychologue. Mais il éclaire déjà sur les "possibles" de ce travail. La relation intersubjective est plastique, et de ce fait, le psychologue a à trouver les ressorts de cette contingence.

En somme, la dissertation s'y est déplacée des différences entre institutions et de leurs "possibles", aux scléroses institutionnelles versus la révélation du symptôme comme vérité vitale au désir : le psychologue créant avec le patient le cadre propre à cette révélation.

De même que pour le précédent mémoire, les renseignements donnés par l'introduction et la conclusion me semble un bon départ...

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Introduction :

Pour notre mémoire d'analyse de la pratique, nous voudrions discuter des conséquences et des implications - qui sur nous ont prévalu, d'abord à notre insu - du cadre qui permet le travail de psychologue.


Depuis notre cursus universitaire à l'I.P.S.A., nous avons effectué des stages au cours desquels nous découvrions ce qu'était le travail du psychologue.

La variété des institutions, qu'il nous a été ainsi donné de connaître, nous a, à ce titre, transformé. Et, d'une démarche qui s'annonçait sociale (nos premiers stages avaient pour cadre des structures de proximité destinées à l'intégration des jeunes dans leur quartier), nous en sommes venu à considérer l'approche psychanalytique. D'abord par la découverte et la prise en compte de la dimension subjective telle que le centre de soins de Psychiatrie Institutionnelle et Humaniste E.S.P.E.R. (Espace de Soins, Psychothérapique d'Éducation et de Réinsertion) tentait d'en ordonner son projet thérapeutique. Et, par l'ouverture d'un questionnement de l'inconscient dont les mécanismes parfois s'y donnaient à voir à ciel ouvert. Nous devons d'ailleurs beaucoup à cette institution pour son écoute et la place qu'elle permet aux stagiaires, même si justement ce sont, pour finir, les écueils et les limites que nous y avons rencontrés, qui nous ont engagé vers la spécificité du versant thérapeutique pour notre future profession.

Le travail que nous y avons effectué dès notre première année de maîtrise, nous a donc profondément inspiré. Et c'est fort de cette expérience, que nous allons aborder - dans l'après-coup de notre pratique au sein d'un Centre d'Action Éducative (stage de deuxième année de maîtrise) - cette question du cadre de travail. Car, de fait, si cette question s'actualise aujourd'hui pour nous, c'est qu'il y a fallu ce contraste d'un cadre de travail très orienté par l'action éducative et la démarche diagnostique et d'orientation, avec le projet thérapeutique de l'institution évoquée ci avant, pour produire, "Nachträglich", le renouvellement de notre questionnement concernant notre implication dans ce qui est la singularité et l'originalité du travail du psychologue.


L'influence du cadre de travail n'apparaît pas, en effet, d'emblée, mais elle est capitale. Sans cette prime analyse de ce qui situe l'action du psychologue, la pratique de ce dernier peut ne pas convenir, voire s'avérer dangereuse pour les membres de l'institution dans laquelle il est engagé, ou pour lui-même. Au mieux, son efficacité peut être réduite à néant.

En revanche, le psychologue, de par sa personnalité, de par son éthique, et de par son projet professionnel, a lui-même cette possibilité et parfois le devoir d'agir sur son cadre de travail pour garantir par exemple l'intégrité de son action.

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Conclusion :

Le travail du psychologue s'inscrit dans des pratiques très diverses. Nous n'en avons retenu que deux versants généraux, le versant thérapeutique et le versant diagnostique.

Chacun de ces objectifs s'origine au sein d'un projet institutionnel particulier qui détermine, en partie, le travail du psychologue.

Ainsi, nous avons tenté de rendre compte, par notre propre expérience, des exigences, des limites, et des possibilités d'expression - qu'obligent, respectivement, un centre de soins de Psychothérapie Institutionnelle et Humaniste, et un établissement public sous l'autorité de la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, mandaté par le Juge des Enfants -, pour nos démarches pré-professionnelles et professionnelles, telles que nous avons voulu les orienter vers une prise en compte exclusive de la personne venue nous consulter.


Sans cesse, en effet, notre démarche de futur clinicien s'est trouvée impliquée dans un discours institutionnel qui autorisait, pervertissait, ou limitait nos interventions (quand il ne s'agissait pas de nos limitations personnelles). De même qu'une simple observation n'a rien de neutre, le cadre de travail du psychologue est saturé d'un certain déterminisme : les fonctionnements, les attendus, etc. institutionnels forment une loi qui régit les actions individuelles, à l'insu des acteurs de l'institution, au moins tant qu'elle n'a pas été analysée.


Les milieux dits de la santé mentale sont ceux dans lesquels notre projet professionnel pourra sans doute le mieux s'exprimer et conduire, nous l'espérons, à quelques réussites, avec cette restriction, tout de même, de pratiquer la psychologie avec son statut légitime, voire légal, sous peine [... ] d'ahaner à la rame quand le navire est sur le sable.

En revanche, les milieux éducatifs et judiciaires, de par leur vocation pédagogique et non thérapeutique, nous ont fait vaciller de façon redoutable. Nous avons montré combien nous avons participé aux attendus éducatifs et judiciaires, et combien notre approche de la personne humaine s'en est trouvée détournée. Démarche diagnostique et d'orientation qui tourne à l'investigation policière, oubli de la position subjective comme lieu du désir et assujettissement du sujet à ses dires... sont autant de travers que nous avons dû réduire pour nous réapproprier notre discours avant que de pouvoir donner leur ponctuation aux discours des " usagers " qui venaient contraints par convocation.


Nous pourrions dire finalement, que c'est l'établissement d'un transfert qui marque pour nous, le cadre minimum exigible, pour que soit légitime l'intervention du psychologue au profit de la personne qui vient consulter.

Cependant, l'établissement de ce transfert procède de limites, limites imposées par le cadre de travail. Mais ces limites sont à situer en définitive, davantage au niveau d'une éthique qu'au niveau institutionnel.

Au niveau institutionnel, nous voudrions en être garant, le travail du psychologue ne peut s'accomplir qu'à la frange de l'impossible, c'est-à-dire, à la frange de ce qui ne peut être vécu par l'institution, mais qui permet au questionnement individuel d'advenir.

L'introduction de son discours subversif s'accommodant mieux des incertitudes qui permettent la surprise, que du ronronnement assuré qu'offre un statut indiscuté propre à assujettir l'autre dans un semblant de vérité que maintient prisonnière le moulin à paroles de nos mirages et de nos préjugés.

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Sommaire

INTRODUCTION : QUEL CADRE ? page 1

1. D'UNE DEMARCHE QUI S'INSCRIRAIT DANS L'OBJECTIF D'UN PROJETTHERAPEUTIQUE, MAIS QUI N'AURAIT PAS LA LEGITIMITE DU STATUT page 2
1.1. LE CADRE DE LA PSYCHIATRIE HUMANISTE ET INSTITUTIONNELLE TEL QU'IL EST DEFINI AU CENTREDE SOINS E.S.P.E.R. page 2
1.2. D'UNE REPONSE QUI DEROGE AU STATUT. page 5
1.2.1. D'une écoute particulière auprès de Samuel : page 5
1.2.2. Sur la question de la liberté du sujet, et de notre interprétation des interdits associée à nosidéaux archaïques. page 6
1.2.3. Ce qui vient témoigner en faveur d'une conversation à « bâtons rompus » et d'unereprésentation d'apparence psychologisante. page 7
1.2.4. De nos idéaux encore en question : Vers une déroute narcissique. page 9
1.3. DE L'IMPORTANCE D'UN STATUT SPECIFIQUE AU PSYCHOLOGUE « POUR SE FAIRE ENTENDRE ». page 10
1.3.1. « Déménagement sans locataire : Valise en transit. » Quand un patient va à l'hôpital,l'institution doit-elle se débarrasser de ses affaires ? Peut-on travailler sans le patient ? page 10
1.3.2. « Comme un sac poubelle » : Echec à la nécessité d'un accompagnement thérapeutique menéjusqu'à son terme. page 11
1.3.3. Analyse des deux situations précédentes : Responsabilisation et autonomisation du malade. page 12

2. DE L'INFLUENCE DU CADRE ET D'UN PROJET PROFESSIONNEL QUI NEREPONDRAIT PAS AUX ATTENTES D'UNE INSTITUTION page 16
2.1. CENTRE D'ACTION ÉDUCATIVE : LE CADRE DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE. page 16
2.2. PSYCHOLOGUE MANDATE PAR LE JUGE DES ENFANTS. page 18
2.2.1. La course à l'investigation : L'énoncé qui prime sur l'énonciation. page 18
2.2.2. Les phénomènes institutionnels : La pression judiciaire favorise l'attitude défensive desfamilles. page 20
2.2.3. La pression des éducateurs : devoir ou volonté de savoir ? page 21
2.2.4. Être l'objet de manipulations. page 22
2.3. PSYCHOTHERAPIE EN MILIEU JUDICIAIRE. page 24
2.3.1. Déconnexion entre judiciaire et psychologique : Une ordonnance impersonnelle etinformatisée. page 24
2.3.2. L'apologue de la psychologue du Centre d'Action Éducative : ponctuation, moment de bascule. page 25
2.3.3. Entamer des entretiens à visée psychothérapique quand ce n'est pas la vocation del'établissement. page 26

CONCLUSION : SUR LA FRANGE DE L'IMPOSSIBLE page 30

BIBLIOGRAPHIE page 32

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Antoine Clénet Psychologue à QuimperN° ADELI 29 93 0002 0 Psychologue

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