Les tests psychologiques sont dangereux à la fois pour le "testeur" et le "testé".
Ce sont des outils statistiques très réducteurs, marginalisants, et qui ne servent que peu voire pas du tout la cause des personnes testées.
Les tests psychologiques ne peuvent et ne doivent normalement être proposés que par des psychologues (licence, maîtrise et DESS de psychologie) !
Parce qu'utiliser un test psychologique quand on ne possède pas la formation, fondamentale de haut niveau en psychologie, revient à utiliser le scalpel du chirurgien sans asepsie ni connaissances anatomiques.
Ils doivent toujours s'effectuer après de suffisants et nécessaires entretiens préliminaires !
Parfois ils sont contre indiqués du fait de la personnalité, ou du contexte dans lequel se trouve la personne à tester.
En général, à l'issu d'une étude sérieuse, on finit par abandonner ce genre de pratique davantage propice à exclure la subjectivité qu'à la favoriser.
En effet, les relations humaines sont plastiques et pleines de ressources pourvu qu'on ne les cantonne pas dans des items et critères pré-formatés !
La suite s'adresse donc exclusivement aux étudiants en psychologie désireux d'éclairer leurs connaissances des tests de performances par la structure historique (1993) d'un test aujoud'hui obsolète...
C'est l'acquisition des connaissances; tributaire de ce qui a été mis à la disposition du sujet : milieu socio-culturel et familial, niveau scolaire.
Ce test met en jeu les repères qui organisent notre intelligence du monde :
Il renvoie à la curiosité intellectuelle et à l'attention du monde socio-culturel.
Il indique aussi l'investissement de la scolarité, l'adaptation scolaire et sociale, l'expression verbale.
L'échec à ce subtest peut indiquer un echec scolaire, une condition difficile (émigré, enfant de militaire... ) ou un handicap au niveau de la structuration mentale.
Porte sur les références catégorielles, la capacité du sujet à conceptualiser.
Permet d'apprécier si le sujet se concentre sur l'essentiel ou sur le détail.
Permet de voir la capacité à classer les objets dans des catégories.
Ce test est indépendant du milieu familial et de la scolarisation.
Facteurs mis en jeu :
Si échec : possible déficience du raisonnement logique. A vérifier par la passation de l'Epreuve de Développement de la Pensée Logique (EDPL ou EPL de LONGEOT).
Si réussite : le sujet n'est pas débile.
Test étroitement lié aux performances scolaires.
Test anxiogène (rapidité, vitesse), sensible à l'émotivité.
Facteurs impliqués :
Si échec : possible problème de déficience intellectuelle, inhibition phobique à l'égard des chiffres, désinvestissement scolaire.
Test sensible au milieu culturel et scolaire.
Il permet d'éprouver au mieux si l'enfant a des difficultés de langage.
Facteurs impliqués :
Si échec : possible problème d'investissement scolaire, de faiblesse culturelle, de perturbation des premiers dialogues avec la mère, ou problèmes auditifs et confusion de son (ex : caniche/canif).
Compréhension de situations sociales, de la vie quotidienne.
Fait appel au jugement et au bon sens.
Sensible aux facteurs non-intellectifs (test surmoïque : intériorisation des interdits), et peu sensible aux facteurs socio-culturels.
Porte sur :
Si échec : troubles de l'adaptation sociale; fait apparaître des tendances asociales.
Très sensible à la fatigue, à l'instabilité, à l'affectivité et à l'émotivité.
Facteurs impliqués :
Si échec : difficulté d'attention, possibilité de troubles obsessionnels.
Test qui renseigne sur la capacité de se représenter l'objet dans sa totalité.
Problématique du manque et de l'avoir : Attention !, des mécanismes de défense se mettent en place chez certains sujets obsessionnels.
Facteurs en jeu :
Echec si mauvaise perception ou désinvestissement de la réalité.
Test d'anticipation, capacité de prévoir et de concevoir un plan.
Capacité du sujet à se situer dans le temps et dans l'espace.
Test témoignant de l'adaptation aux autres.
Facteurs impliqués :
Epreuve de coordination visio-motrice, sensible à l'organisation spatio-temporelle.
Facteurs impliqués :
Quand échec : voir ce qu'il en est de la latéralisation du sujet.
Ce test implique l'image du corps et le schéma corporel, la latéralisation et l'organisation de l'espace.
Facteurs impliqués :
Si échec : trouble du schéma corporel (vérifier par le test du Bonhomme)
Si problèmes aux Cubes, Similitudes, Arrangements d'Images, et Assemblage d'Objets : le sujet a de grosses difficultés d'organisation spatio-temporelle.
Test d'apprentissage, sensible à l'émotivité, l'instabilité et aux troubles graphomoteurs.
Facteurs impliqués :
Quand échec au Code et au Cube : traduit un net problème d'écriture.
Très sensible à l'anxiété et à la fatigue.
Facteurs impliqués :
dans :
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Ce sont des représentations (tableaux) que l'on fait à partir de la moyenne des notes standards du sujet.
Ils permettent d'apprécier la dispersion des résultats, obtenus par le sujet à chaque subtest, par rapport à sa moyenne.
On n'utilise ce scatter que si la différence entre QIVerbal et QIPerformance est strictement inférieure à 15.
1)
On calcule la moyenne des notes standards du sujet.
moyenne = somme des 10 notes standards / 10
exemple :
| Information : 8 | Complément d'images : 7 |
| Compréhension : 6 | Arrangement d'images : 7 |
| Arithmétique : 1 | Cubes : 2 |
| Similitudes : 9 | Assemblage d'objets : 10 |
| Vocabulaire : 6 | Code : 12 |
moyenne = (8+6+1+9+6+7+7+2+10+12) / 10 = 6,8
2)
Puis on fait référence à l'écart type des notes standards (écart type = 3).
écart type = racine carrée[ ( (8-6,8)2 + (6-6,8)2 + (1-6,8)2 + (9-6,8)2 + (6-6,8)2 + (7-6,8)2 + (7-6,8)2 + (2-6,8)2 + (10-6,8)2 + (12-6,8)2 ) / 10 ] = 3,187
Ainsi le scatter classique simple de l'exemple devient :
| 0,8 2,3 | 2,3 3,8 | 3,8 5,3 | 5,3 moyenne 8,3 6,8 |
8,3 9,8 | 9,8 11,3 | 11,3 12,8 |
| - - - | - - | - | notes non significatives dans la moyenne |
+ | + + | + + + |
| Arithmétiq. 1 | Information 8 Compréhension 6 Vocabulaire 6 Compl. d'images 7 Arrang. d'images 7 |
Similitudes 9 | Ass. d'ob 10 | Code 12 |
On utilise ce scatter quand la différence entre QIVerbal et QIPerformance est supérieure ou égale à 15.
1)
On calcule la moyenne des notes standards verbales du sujet.
moyenne verbale = somme des 5 notes standards verbales / 5
2)
On calcule la moyenne des notes standards de performance du sujet.
moyenne de performance = somme des 5 notes standards de performance / 5
3)
Puis on fait référence à l'écart type des notes standards (écart type = 3),
pour l'échelle verbale et pour l'échelle de performance. Les bornes seront donc
tous les 1,5 points par rapport à la moyenne de chaque échelle; ces bornes
permettront de savoir si le sujet a nettement échoué (---), échoué (--),
légèrement échoué(-), légèrement réussi (+), réussi (++), nettement réussi
(+++) à un subtest au regard de sa
moyenne spécifique (verbale ou performance).
Ainsi le scatter classique combiné devient :
Pour l'échelle verbale (la moyenne verbale sera notée mV)
| mV-6 mV-4,5 | mV-4,5 mV-3 | mV-3 mV-1,5 | mV-1,5 mV+1,5 mV |
mV+1,5 mV+3 | mV+3 mV+4,5 | mV+4,5 mV+6 |
| - - - | - - | - | notes non significatives dans la mV |
+ | + + | + + + |
Pour l'échelle de performance (la moyenne de performance sera notée mP)
| mP-6 mP-4,5 | mP-4,5 mP-3 | mP-3 mP-1,5 | mP-1,5 mP+1,5 mP |
mP+1,5 mP+3 | mP+3 mP+4,5 | mP+4,5 mP+6 |
| - - - | - - | - | notes non significatives dans la mP |
+ | + + | + + + |
C'est le scatter intra-individuel. On se réfère à la distance réelle des écarts types intra-individuels du groupe d'étalonnage. Ici on ne fait donc plus référence à l'écart type standard de WECHSLER, il n'y a plus de borne -1,5 ou +1,5; mais on se reporte aux tableaux de distribution des scatters de DAGUE.
On n'utilise ce scatter que si la différence entre QIVerbal et QIPerformance est strictement inférieure ou égale à 12.
Il existe trois tableaux de distribution des scatters intra-individuels, un pour les QI (totaux) supérieurs ou égaux à 116, un pour les QI (totaux) se situant entre 85 et 115, et un pour les QI (totaux) inférieurs ou égaux à 84.
On utilise ce scatter quand la différence entre QIVerbal et QIPerformance est strictement supérieure à 12.
Pour l'échelle verbale on se réfère au tableau de distribution des scatters combinés pour Epreuves Verbales.
Pour l'échelle de performance on se réfère au tableau de distribution des scatters combinés pour Epreuves de Performance.
(voir manuel de référence du WISC-R ou de GREGOIRE)
| QI standards | classification | pourcentage dans la population |
|---|---|---|
| 130 et plus | très supérieur | 2,2% |
| 120 à 129 | supérieur | 6,7% |
| 110 à 119 | normal fort | 16,1% |
| 90 à 109 | moyen | 50% |
| 80 à 89 | normal faible | 16,1% |
| 70 à 79 | limite | 6,7% |
| 69 et moins | débile | 2,2% |
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